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Pendant 20 ans, la boussole était le coût. Réduction des stocks. Massification des achats. Délocalisation. Optimisation transport. Le modèle était clair : performance = baisse des coûts.
Ce paradigme a fonctionné… jusqu’à ce qu’il révèle ses limites. Pandémies, tensions géopolitiques, inflation, ruptures fournisseurs, volatilité de la demande : la supply chain n’est plus un centre de coût. Elle est devenue un levier stratégique.
La vraie question aujourd’hui n’est plus :
“Combien économisons-nous ?”
Mais :
“Quelle valeur créons-nous ?”
Un coût logistique bas peut masquer :
Optimiser les coûts sans mesurer la résilience revient à optimiser une formule fragile. La performance moderne repose sur 4 dimensions :
Ignorer l’une d’elles déséquilibre l’ensemble.
Dans de nombreux secteurs (industrie, retail, e-commerce, services), la promesse client repose sur la performance opérationnelle : délais courts, fiabilité, personnalisation, traçabilité.
Une supply chain performante permet :
La supply chain n’est plus un centre de coûts. Elle devient un actif stratégique.
Exemple concret :
Le pilotage moderne nécessite une vision systémique et transversale.
Les entreprises les plus avancées :
Elles parlent création de valeur, pas réduction budgétaire.
Piloter la supply chain uniquement par les coûts est une logique d’optimisation locale. Piloter la performance globale est une logique stratégique.
Et dans un environnement instable, la stratégie l’emporte toujours sur l’optimisation isolée.